Les friches, un gisement foncier considérable à valoriser

Les friches, un gisement foncier considérable à valoriser

Matière première de l’aménagement, le foncier se raréfie en France et se révèle au cœur des problématiques territoriales actuelles : comment répondre aux besoins de développement tout en limitant l’étalement urbain ? Et si les friches étaient le support de la consommation foncière de demain ? Benjamin Taveau et Pascal Brostin, respectivement économiste-urbaniste et directeur à la Direction Conseil et Aménagement de SYSTRA, en sont convaincus.

Le potentiel des friches est certain, mais il reste rarement quantifié et mal caractérisé :

  • rarement quantifié car il n’existe, à l’heure actuelle, aucun inventaire exhaustif, hormis pour les zones industrielles délaissées qui représenteraient entre 80 000 et 100 000 hectares de foncier disponible ;
  • mal caractérisé car les définitions existantes sont extrêmement variables d’une source à l’autre.

Une ressource multiforme, en pleine expansion

Quand on entend le mot « friche », on pense souvent aux exemples les plus visibles : les vitrines vides, phénomène marquant dans les villes moyennes, ou encore les friches industrielles qui ont considérablement marqué les territoires du nord et de l’est de la France.

Or, les typologies de friches sont bien plus nombreuses : hospitalières, militaires, résidentielles (logements vacants), économiques, ferroviaires, autoroutières, agricoles (terres en jachères), forestières (parcelles dégradées par les maladies ou les aléas climatiques)…

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Parmi les causes de la multiplication des friches, on note une obsolescence plus rapide de l’immobilier, une accélération des cycles économiques, mais également un essoufflement de l’intervention publique qui a du mal à faire face à l’ampleur du phénomène.

Une manne économique et écologique

Face à la prolifération et à la diversité des friches, la reconquête de ces espaces délaissés est inégale. Aujourd’hui, une reconquête résidentielle a souvent lieu dans les territoires métropolitains attractifs où les prix de sortie des logements peuvent compenser les surcoûts liés à la pollution et à la remise en état du site.

Si les coûts de reconversion impactent trop fortement l’équilibre de l’opération, d’autres formes de recyclage peuvent voir le jour. Les gisements fonciers peuvent faire l’objet de projets environnementaux ou économiques nécessitant une intervention moindre en termes de dépollution et d’intervention de la puissance publique.Les zones délaissées sont ainsi le support idéal pour des activités en essor et consommatrices de foncier : centrales solaires photovoltaïque, zones logistiques...

Les friches ont également une valeur en tant que réserve foncière de compensation écologique dans la mesure où une politique de renaturation est menée.

Donnons une nouvelle vie aux friches !

Recycler les friches est un enjeu majeur pour les prochaines années. C’est faire en sorte que le développement urbain se structure à travers ces zones délaissées au potentiel considérable, et que l’artificialisation des terres s’estompe.

Afin de porter cette ambition, la Direction Conseil et Aménagement de SYSTRA mène des projets d’études et opérationnels pour donner une nouvelle vie aux friches.

Notre société est également grand partenaire du fonds de dotation Lifti, Laboratoire d’Initiatives Foncières et Territoriales Innovantes (voir ici), qui rassemble les principaux acteurs techniques et institutionnels du foncier autour cette problématique essentielle. Les missions en cours concernent la création d’un référentiel exhaustif, la modélisation d’un outil d’évaluation des zones délaissées et la définition d’un statut juridique. Des missions qui permettront de « défricher » un champ d’action porteur.

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Contacts chez SYSTRA :

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Benjamin Taveau, Pascal Brostin
btaveau@systra.com
pbrostin@systra.com

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